la vie secrète du Père Noël

Publié le 30.11.2016 par ChroniqueAssmat :: Mes chroniques mensuelles :: Mise à jour le 01.12.2016

ma chronique de décembre 2016 :

Qui n’a jamais rêvé de savoir ce que faisait le Père-Noël 364 jours de l’année ? Parce que tout de même, le job de rêve, quoi ! Un contrat à durée indéterminée, voire éternelle, pour 24h de travail dans l’année, c’est top ! Pourtant, tout n’avait pas toujours été si facile pour le Père Noël qui avait commencé très bas dans l’échelle sociale avant de devenir cette icône mondiale vénérée de tous. Il avait en effet participé dans les années 30 à un casting pour une publicité et, à sa grande surprise, avait été choisi parmi de très nombreux postulants pour incarner la firme Coca-Cola® : sa bonhomie, son embonpoint, sa jovialité s’était avérés être de sérieux atouts face à des concurrents trop moroses, trop glabres, trop maigres. De plus, le rouge, emblème de la marque,  lui seyait à merveille, faisant ressortir le blanc de ses cheveux et de sa barbe. Bref, du jour au lendemain, le voilà donc sorti de l’anonymat, propulsé sur la scène internationale. Panneaux publicitaires, affiches, puis, plus tard, spots télévisés avaient fait de lui un symbole familier. Certes, le fait de devoir constamment, en tous lieux et en toutes occasions, porter une bouteille de soda et en vanter les mérites aurait pu paraître pesant, mais le Père-Noël ne voyait que le bon côté des choses : il était devenu la star des enfants ! Dès qu’il apparaissait quelque part, les enfants venaient immédiatement sauter sur ses genoux et lui susurrer leurs petits secrets à l’oreille. Des bébés aux adolescents, tous avaient de petites étoiles dans les yeux en le regardant.

 

Très vite, cette immense popularité s’était avérée tout de même difficile à vivre et il avait souhaité partir habiter au calme. De toute manière, son image circulait partout et son contrat était rempli. Il avait élu domicile au Pôle Nord, comme chacun sait. Pourquoi pas une île paradisiaque à la chaleur constante et au ciel bleu à l’année, impossible à dire. Lui préférait la neige satinée, les forêts profondes, l’air pur et la compagnie des rennes. Là encore, rien n’avait été simple ! Indisciplinés de nature, il avait fallu une immense patience au Père Noël pour les apprivoiser et s’en faire des amis. Au fil du temps, neufs rennes partageaient ainsi son quotidien et bien sûr, il leur avait donné un nom : Tornade, Danseur, Furie … et le petit dernier particulièrement rétif  « Rodolphe ». S’il avait usé de beaucoup d’énergie à se lier l’amitié avec les rennes, il n’avait pour ainsi dire pas remarqué l’arrivée des lutins. Il en était tout simplement sorti un des bois un beau matin, puis deux, puis 10. Alors que le village du Père-Noël comptait depuis ce jour des centaines de lutins, tous les petits secrets des enfants lui revinrent en mémoire. Les lutins étaient très habiles de leurs petites mains et fabriquaient déjà spontanément toutes sortes de très jolis objets : il leur proposa donc de fabriquer des jouets que lui distribuerait la nuit de Noël. Certes, il marcherait un peu sur les plates-bandes de Saint-Nicolas déjà bien implanté dans les pays nordiques, des Rois Mages en Espagne ou de la Befana, gentille sorcière italienne, mais finalement il était sûr que tout se passerait bien.

 

Les 364 jours du Père-Noël étaient donc finalement très bien remplis : il avait fallu construire un moyen de transport et le choix d’un traîneau volant s’était imposé. Il fallait aussi l’entretenir et, au fil du temps, y apporter des modifications. Les rennes devaient être bichonnés pour rester en forme car de leur efficacité dépendait la distribution des cadeaux la fameuse nuit du 24 au 25 décembre. L’impressionnant courrier du Père Noël devait être lu, trié, classé et les commandes réparties dans les différents ateliers. Les lutins, d’un naturel farceur, devaient être managés avec tact pour que tout soit prêt en temps et en heure. Bref, beaucoup de travail ! D’autant que ces dernières années, (était-ce une impression ?) les lettres des enfants des pays industrialisés s’étaient nettement allongées. Qu’était devenu le temps où les enfants souhaitaient une paire de chaussures neuves, ou bien une orange et quelques fruits secs ? Certaines chambres d’enfants ressemblaient à de vrais magasins de jouets, et pourtant, ils en redemandaient encore … Un étrange phénomène qui interpellait le Père Noël chaque année un peu plus. Des jouets en grande quantité, des jeux de toutes sortes, des appareils électroniques de plus en plus sophistiqués, et cela dès le plus jeune âge. Les enfants n’étaient-ils pas alors « parqués » dans leur chambre, seuls face à ces monceaux de jouets ? Certes connectés à un monde virtuel comptant des « amis » par centaines, ne souffraient-ils pas néanmoins d’une grande solitude ?  Le Père-Noël en était là de ses réflexions lorsqu’il ouvrit une nouvelle lettre, toute petite celle-ci « Cher Père Noël, apporte-moi, s’il te plaît, un jeu de Sept Familles pour jouer avec mes parents. Merci »
Françoise Näser, assistante maternelle

 

Pour en savoir plus sur le monde des assistantes maternelles :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

illustrations :
- www.cocacolaweb.fr
- philosophesetcomplotistes.blogspot.fr
- www.grandiravecnathan.com
- www.perenoel.fi


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Par lalaitou12 le 01.12.2016


coucou françoise !!
revenir à l'essentiel !!!! ne serait ce qu'un instant ?
merci encore de cette chronique qui fait réfléchir sur le monde actuel ..


eh oui, revenir à l'essentiel !!

1 Réponse(s)

ChroniqueAssmat à répondu le 01.12.2016


Ce que veulent les enfants, c'est du temps à passer avec leur famille. Le temps est devenu un luxe. Amitiés

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